Une immense galerie inondée de lumière. Le mur extérieur et le toit sont vitrés, laissant pénétrer le soleil de midi. Au milieu de l'atrium, desux sculptures d'Auguste Rodin et d'Anish Kapoor. Dans un coin de la salle, aérienne et moderne, des convives attablés. Avec son plafond de cathédrale, l'Agora, le restaurant de l'Art Gallery of Ontario (AGO), dégage une énergie inhabituelle. «Ressourçante et inspirante», dit Atom Egoyan, séduit tant par l'espace que l'extraordinaire clarté. C'est par ce musée, l'un des plus établis de la ville, que le cinéaste a choisi de débuter sa visite de Toronto. Et c'est avec le Power Plant du Centre du Maurier, temple de l'art expérimental, qu'il l'achèvera.
Les galeries d'art sont pour lui une «source d'inspiration essentielle», comme il l'explique à l'AGO en prenant à témoin les sculptures d'Henry Moore. Les deux centres d'art sont incontournables mais, estime Atom Egoyan, le visiteur aurait tort de s'en satisfaire. «A Toronto, si on ne prend pas le temps et la peine d'aller à la découverte des endroits pour trouver la dynamique qui les habite, on risque de passer à côté de l'essentiel. Il faut aller en profondeur pour saisir le caractère de cette ville. Car elle n'est pas ostensiblement belle ni pleine de charme. Ce qui est très attirant, c'est justement ce potentiel caché.»
Le terrain favori des explorations du cinéaste, torontois depuis vingt-cinq ans, est la rue Queen. «Une bonne partie de ma vie tourne autour de Queen Street.» Parallèle a




