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Critique

Miike maousse à Sitges

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Trois films, un docu : pleins feux catalans sur le prolifique Japonais.

Publié le 10/12/2003 à 2h16

Sitges envoyé spécial

Cette année, le festival de Sitges a déplacé ses fastes d'octobre à la fin novembre-début décembre. Tout est moins cher dans cette station balnéaire espagnole à l'aube de l'hiver, mais sous les averses et le vent, le public est aussi moins nombreux.

L'offre de films n'est pourtant pas moins intéressante que les autres années. La section Brigadoon, toujours déjantée, propose un cycle Chuck Norris (le ranger karatéka), un Dracula pakistanais, un hommage à Curtis Harrington, petit maître américain, auteur notamment de Games ­ avec Simone Signoret, James Caan et Katherine Ross ­, une rétrospective Bud Spencer et Terence Hill, et quelques épisodes de la série télé nipponne Zatoichi, dont Kitano s'est inspiré pour son film éponyme, également présenté.

La force Crichton. Les diverses sections consacrées au fantastique ratissent large. Avec de gros films américains (Kill Bill), des Coréens tordus, le Temps du loup de Michael Haneke, Qui a tué Bambi ?, joli cauchemar signé Gilles Marchand (le scénariste de Harry, un ami qui vous veut du bien) et un Takeshi Miike totalement jeté : Gozu.

Passons sur le Haneke et le Marchand, l'un est déjà sorti en France, l'autre n'allant pas tarder (le 24 décembre). Venons-en à Time Line, un film américain, moins intéressant par la mise en scène paresseuse de Richard Donner (Superman) ou son casting sans génie, que pour l'histoire signée par un orfèvre. C'est un roman du grand (il fait plus de deux mètres) Michael Crichton qui est ad

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