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Libération
Critique

Un Noël à la diable

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Un galopin jaloux et mal conseillé sème la pagaille dans la crèche.

Publié le 24/12/2003 à 2h27

La ville de Naples est en effervescence à la veille de Noël. Une foule bigarrée se bouscule joyeusement alentour des boutiques regorgeant d'alléchantes victuailles. Tandis que chaque foyer peaufine sa crèche. Parallèlement aux prémices de la Nativité, les parents de Rocco, déjà nanti d'une pétulante petite soeur, lui annoncent l'imminente arrivée d'un petit frère qu'il perçoit comme une promesse de calamité. D'autant plus qu'un trio de corniauds cornus (un commando de diablotins surgit des tréfonds du Vésuve) exacerbe sa jalousie pour l'associer à de sulfureuses manoeuvres. Pour ce faire, usant d'une formule magique («Opopomoz») ils réduisent sa taille à l'échelle d'un santon censé détourner les rois mages du droit chemin et différer l'avènement du divin enfant...

Théâtre napolitain. «Je vois encore la petite crèche en papier mâché que mon grand-père préparait avec amour chaque année» (tandis que ses petits enfants manipulaient moins religieusement les statuettes, opposant les bons pasteurs aux petits soldats de plomb, parfois motorisés), se souvient Enzo D'Alo, meneur de jeu de ce dessin animé un tantinet démoniaque. Tempéré de bondieuseries.

Le réalisateur s'est en effet inspiré de la tradition théâtrale napolitaine : l'une des nombreuses versions de la Cantate des pasteurs d'Andrea Parrucci, remontant au XVIIe siècle. La cité portuaire, appréhendée sous différents angles, joue d'ailleurs un rôle majeur dans cette bouffonnerie festive.

Production stimulée. Le succès d'un préc

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