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Interview

«Le retour frappant du cinéma expérimental»

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Rotterdam est un lieu de rencontre stratégique pour les jeunes cinéastes internationaux.

Publié le 21/01/2004 à 22h11

Rotterdam envoyé spécial

Quinze ans et demi après la mort d'Hubert Bals, son fondateur, le festival international du film de Rotterdam (1) reste un lieu stratégique pour le jeune cinéma. C'est là que l'Argentin Pablo Trapero ou le Turc Nuri Bilge Ceylan peuvent trouver les sous pour boucler un film. Que les distributeurs français audacieux (Océan, par exemple) viennent chercher des outsiders. Que le cinéma asiatique de genre (Miike, Fukasaku, ...) a séduit les Européens. Pour cette 33e édition, qui débute aujourd'hui et s'achève le 1er février, 467 000 euros vont aider des réalisateurs qui en ont besoin. Des projets rencontreront des producteurs, seize premiers films s'affronteront en compétition. Et les festivaliers découvriront le travail d'Isaac Julian, des films du new underground, la première version oubliée de Shadows de Cassavetes, des longs métrages kazakhs ou indiens, une rétrospective du Chilien de Belleville, Raoul Ruiz, pilier de Rotterdam, et des centaines d'autres films...

L'Anglais Simon Field, 58 ans souriants, a pris, il y a huit ans les rênes du festival. Il les lâche cette année.

Qu'est-ce qui vous a poussé à venir à Rotterdam ?

Ce que j'ai fait avant à Londres à l'Institute of Contemporary Art : distribuer des films expérimentaux, des programmes radicaux, explorer le cinéma asiatique, correspondait à ce qui se faisait ici. J'avais travaillé cinq ans là-bas ; Emile Fallaux quittait le festival de Rotterdam. Il y avait une chance pour moi de continuer mon trava

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