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Libération

Stress mex à L. A.

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Publié le 12/05/2004 à 0h35

A Los Angeles,

Comment vivre dans un pays si ridicule que toute satire devient impossible à son sujet ? Erigé vendredi dans la matinée au-dessus d'un parking de Cahuenga, à un jet de pierre d'Hollywood Boulevard, un panneau publicitaire géant annonçait en grosses lettres rouges : LE 14 MAI, IL N'Y AURA PLUS DE MEXICAINS EN CALIFORNIE.

Opération coup de poing de Schwarzy ? Pollution nocturne de l'ancien gouverneur Pete Wilson, initiateur de lois anti-immigration ? Peu de gens auront l'occasion de se le demander : dès le début de l'après-midi, des ouvriers commençaient à démanteler le panneau, suite à une seule plainte auprès de la compagnie publicitaire Viacom Outdoors.

Il s'agissait évidemment d'un panneau humoristique annonçant A Day Without a Mexican, comédie de Sergio Arau, dessinateur humoristique du quotidien mexicain la Jornada, rocker, artiste vidéo et sorte de héros culturel en son pays. Le film est aussi produit par une compagnie mexicaine, Televisa Cine, comme l'atteste encore le nom de son directeur général, Eckhardt von Damn (les cadres de l'industrie cinématographique et télévisuelle au Mexique sont traditionnellement des immigrés troisième ou quatrième génération). Selon les auteurs, leurs intentions ne sont que d'amuser : un jour, mystérieusement, plus un seul Mexicain ne travaille dans l'Etat, que se passe-t-il ?

Televisa en a d'ores et déjà eu pour son argent, le ridicule incident ayant fait l'objet d'articles dans la presse locale. D'autres billboards sont prév

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