Menu
Libération
Critique

Autres films

Réservé aux abonnés

Publié le 22/05/2004 à 0h43

Dans Vénus et Fleur d'Emmanuel Mouret (Quinzaine des réalisateurs), l'une est Vénus (élancée, russe, extravertie, canaille), l'autre Fleur (forte poitrine, française, coincée, naïve). Elles se rencontrent du côté de Marseille et vont passer ensemble quelques journées de vacances improvisées dans une villa à moitié à l'abandon. Leur opposition binaire et la compétition amoureuse induite auprès des garçons de passage forment l'argument lassant, étiré et prévisible d'un film dont l'unique originalité, un ton post-rohmérien, ne fonctionne qu'en de très rares occasions.

Le patronyme du réalisateur de Je suis mort dans l'enfance (sélection officielle, hors compétition) attirait l'oeil autant que la curiosité : Paradjanov. Mais Paradjanov fils, prénom Georgiy, puisque le fameux enchanteur géorgien, prénom Serguei, est tout à fait mort en 1990. Le fils se penche sur son cinéaste de père mais ne ramène pas grand-chose des filets de sa mémoire sinon une sorte d'admiration paralysante qui n'arrive pas à se transformer en meurtre. Cela dit, il ne doit pas être facile d'être le fils de l'ogrissime et folle-dinguisssime Paradjanov.

C'est l'histoire d'un autre ogre que raconte l'un des plus longs films présentés à ce festival (3 h 30, en clôture de la Semaine de la critique) : le Fantôme d'Henri Langlois de Jacques Richard campe le fondateur de la Cinémathèque française sous toutes ses facettes. Surtout les meilleures, puisque c'est là un véritable monument célébrant «le dragon qui veille su

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique