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«Assayas est un ""alternatif"", comme moi»

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Publié le 01/09/2004 à 1h57

Sur scène, Tricky, l'ex-chanteur de Massive Attack, ne fait jamais face à son public. Croiser le regard d'un des spectateurs le déconcentre, dit-il. Pour le tournage de Clean, où il joue son propre rôle, le leader de la scène trip-hop en Angleterre a fait exception. «Normal, je n'avais pas de public en face de moi pendant le tournage», s'amuse le punk tatoué. Olivier Assayas a dû tourner cette scène capitale du film en deux fois dans deux salles de concerts différentes à Paris. Une première prise, en décembre à l'Olympia, pour les images du public et la sortie des coulisses ; une seconde, deux mois plus tard à l'Elysée-Montmartre, pour le concert lui-même.

Assayas a restitué l'énergie intense, sauvage de Tricky sur scène. «Au départ, raconte le réalisateur, on devait filmer un vrai concert de Tricky mais aucun n'était programmé à Paris pendant les dates de tournage, on a dû trouver ce subterfuge. Tricky voulait que je filme un de ses concerts avec son groupe punk-rock à Los Angeles. C'est un mec adorable mais il a un peu de mal à comprendre les impératifs du cinéma. C'est aussi un bon acteur, mais il ne vous fera qu'une prise, la seconde il faut oublier.»

Mariée. Lors du tournage dans un Elysée-Montmartre vide, donc, Tricky a pourtant l'air de se prêter au jeu, se laisse huiler le corps pour avoir l'air de transpirer, s'amuse entre les prises avec sa nouvelle égérie, Liz Densmore, 15 ans, jeune Américaine habillée en mariée. Le producteur anglais a réussi habilement à placer s

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