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Interview

«Etre adapté permet de s'en aller»

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Publié le 15/09/2004 à 2h09

Un de ses livres, Pourquoi le Brésil, est adapté au cinéma tandis que le dernier, les Désaxés, parle d'un couple de cinéastes. Que se passe-t-il entre Christine Angot et le cinéma ?

Acteur. «J'avais fait un portrait de Lætitia Masson pour un magazine, et, il y a deux ans, une grande déclaration d'amour à Delon dans un autre. Il se passe surtout quelque chose entre moi et les acteurs depuis longtemps. Plus les acteurs de théâtre d'ailleurs. Des fascinations que je n'ai nulle part ailleurs. C'est la prise de parole qui me bouleverse. Dominique Valadier, dans la rue, c'est madame Tout-le-Monde, et sur une scène, c'est une reine. Gérard Desarthe ou Jean-Quentin Châtelain, pareil... L'acteur, comme l'écrivaine que je suis, qui ne sait pas parler. Les acteurs disent : j'étais timide, ou analphabète. La littérature leur arrive dessus et c'est pas leur mère qui leur apprend à parler, c'est la littérature. Le théâtre est le seul endroit de la société où on peut parler sans perdre sa dignité. Le cinéma, c'est autre chose, je serais incapable de faire un film. Encore que la caméra est une personne à qui on peut parler. Au théâtre, l'acteur arrive et il se fait comprendre. Il se fait comprendre, il fait comprendre le texte, il fait comprendre l'auteur et il permet au public de se comprendre. Moi, je me dis toujours : comment se fait-il que tu te fasses si mal comprendre ?»

Absolu. «Le cinéma, c'est un endroit de compromis, à cause de l'argent. On rencontre beaucoup de gens qui prêchent Go

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