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Westlake l'étoile polar

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Publié le 15/09/2004 à 2h09

La sortie d'Ordo aujourd'hui, celle de Je suis un assassin le mois dernier (adapté du Contrat par Thomas Vincent), et le tournage cet été du Couperet par Costa-Gavras... Les romans de Donald Edwin Westlake agitent l'actualité cinématographique de cette rentrée. On ne se plaindra pas d'un tel tir groupé. A 71 ans, Westlake, ponte aussi malicieux qu'atypique du roman policier américain, a déjà beaucoup inspiré les cinéastes, des deux côtés de l'Atlantique.

C'est Godard himself qui a inauguré la liste de ses adaptations, avec Made in USA en 1966, suivi par une bonne dizaine d'autres réalisateurs, dont John Boorman (le Point de non-retour, 1967), Alain Cavalier (Mise à sac, 1967), Peter Yates (Hot Rock, 1972) ou Yves Robert (le Jumeau, 1984) et Fernando Trueba (Two much, 1995). Sans parler des scénarios que Westlake a directement écrits pour le grand ou le petit écran, ni des adaptations perpétrées sur les romans de ses confrères (les Arnaqueurs d'après Jim Thomson, avec Stephen Frears en 1990).

Ces états de service, notables, ne représentent cependant qu'une goutte d'eau dans l'océan de sa production romanesque : plus de 80 titres, revêtus, le cas échéant, d'une bonne demi-douzaine de pseudonymes différents. Westlake est un auteur d'une fécondité ahurissante, qui ne cesse d'estomaquer par sa diversité. Sa virtuosité déjoue les codes du genre, sa bibliographie s'alimente de séries récurrentes, comme les tribulations du calamiteux Dortmunder ou les aventures de Parker (signées Rich

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