Annecy envoyé spécial
Le cinéma italien va mieux. On commençait à s'en douter, mais «Annecy cinéma italien», 22e du nom (du 29 septembre au 5 octobre), le confirme. Avec des réalisateurs nouveaux, d'anciens dont on n'avait plus de nouvelles. Et surtout une génération de jeunes actrices et acteurs qui ne déméritent pas de leurs glorieux aînés.
Métamorphose. Marco Foschi est de ces jeunes comédiens qui ont ravi Annecy. Dans Fame Chimica («la faim chimique», en référence aux drogues qui circulent dans le film), il incarne Claudio, qui métamorphose ce long métrage de fiction sur la banlieue en quelque chose de différent. C'est l'émergence de son personnage, une sorte de lieutenant du chef, qui donne à Fame Chimica, de Paolo Vari et Antonio Bocola, un ton original et aux spectateurs une petite lueur d'espoir.
Le loulou révolté est le seul de la bande qui travaille, l'unique aussi avec un semblant d'éducation politique (son père a été militant), conscient qu'il y a d'autres enjeux au-delà de la barre HLM. Il est le seul qui puisse décrypter sa vie et celle de ses copains, même s'ils ne veulent pas l'entendre.
Le film de Paolo Vari et Antonio Bocola est réussi parce qu'il prend le temps de suivre ses protagonistes, s'éloigne de tout programme et change assez souvent de ligne mélodique (comédie, drame, chronique). Et c'est le fait que les réalisateurs ont parié sur une alchimie entre acteurs pros et vrais fils de banlieue qui a fonctionné. Le sommet est atteint par les relations entre C




