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Libération
Critique

C'est l'amour à la plage

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«Crustacés et coquillages», une comédie pleine de souffle du duo Ducastel-Martineau.

Publié le 30/03/2005 à 1h15

Sur l'adorable chanson du générique, la voix fragile de Valeria Bruni-Tedeschi n'est pas sans rappeler les accents pleins de varech de Pascale Borel, lorsqu'elle chantait dans les regrettés Mikado. Et question mikado, le nouveau Ducastel-Martineau en est un, tout en superpositions, cascades et rebondissements. Un film de bâtonnets jetés en liberté que l'on serait tenté de résumer. Mais à cela on résistera, pour préserver le plaisir d'assister à la valse d'un récit conventionnel se défaisant de ses masques, scène par scène, pour finir enchanté, tel qu'en lui-même, un peu tout nu, très à la fraîche, encore gaga d'en être arrivé là. Une affaire assurément folle.

Plantons juste le décor : c'est l'été sur la Méditerranée, et dans la maison de vacances, les amis viennent, les amants aussi, les premiers comme les seconds se planquant sans trop se planquer, puis les premiers amours resurgissent sans qu'ils aient le profil attendu. Si ce film en cache un autre, s'il n'est pas un coquillage, il serait une photo, une photo de vacances un peu passée, un peu changée. Et si ce film n'était pas un crustacé, il serait un jeu, un jeu d'été qui ressemble à un jeu de société : celle d'aujourd'hui, immature par conviction, libérée par désir, démasquée par nécessité de ne plus étouffer.

Saccage joyeux. A la base de ce film, Ducastel et Martineau avouaient vouloir faire un Femme d'à côté gay. L'ambition truffaldienne étant devenue comédie de moeurs aussi libre que parodique, il a fallu revoir les m

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