On ne se baigne pas quatre fois dans le même fleuve sauf le cinéaste du jour, à qui l'on doit déjà le classique «réplicant» Blade Runner, l'Alien définitif d'origine, et le joyau militaire la Chute du faucon noir. Kingdom of Heaven n'est qu'un péplum passe-temps de plus. Absurde aux plans historique, vraisemblable, psychologique, religieux et idéologique, c'est une superproduction pas bien méchante au demeurant.
Quitte à ne jamais effleurer la grandeur des Chevaliers teutoniques du fatal Jurand, faute de script ; ni le pittoresque des Vikings, ni même la cordiale nullité de Gladiator, qui avait pour lui Russell Crowe.
Car ce qui fait défaut à cette croisade décrucifiée est le héros. Liam Neeson tôt éclipsé, reste ? Personne. Jeremy Irons, qui eût été parfait en vedette, excelle à fond perdu en faire-valoir.
Quant à l'héroïne fille inattendue de Marlène Jobert comme personne n'en ignore , fort impressionnante d'abord, elle tourne court et filandreux, félonne de pacotille comme son gros pitre fourbe d'époux moine soudard de Malte.
Ce qui réussit le mieux au spectacle, après cela, c'est l'arroi belliqueux. Le film trouve ses plus beaux accents maison à ce chapitre épique, spécialement dans «la mère de toutes les batailles», pour Jérusalem.
Soit la principauté, sur son Crâne, dont la France a usurpé la couronne au titre de défenseur autoproclamé du Saint-Sépulcre de perlimpinpin (moyennant à peine de cannibalisme d'enfants sarrasins, et autres douceurs évangéliques selon la chro




