Vous débutez la lecture d'un genre embryonnaire, la critique cinéma riquiqui. Au moins autant que le film pour mobile. Elle nécessite, eu égard aux conditions de visionnage, une mise en garde (voire un budget ophtalmo) : l'écran mobile, fût-il dernière génération (la 3G, le haut débit mobile jusqu'à 2 mégaoctets par seconde) taille 3,5 x 2 cm (5 x 8 cm sur les PDA).
Orange, l'opérateur de France Télécom, dévoile demain à Cannes son palmarès du premier «concours de films courts pour téléphones mobiles». S'appliquant à copier les grands, avec président de jury du milieu (Régis Wargnier) et prix de 8 000 euros au premier des cinq lauréats (sur vingt-cinq films). Jusqu'à la délibération, mardi à Paris, le jury n'avait vu les films qu'en DVD...
Au-delà de la qualité des films (un tiers de vraies daubes, un tiers d'honnêtes réalisations, un tiers de chouettes courts) est ainsi mise en scène la «validation de l'hypothèse stratégique d'Orange», explique son directeur de la marque, Jean-Noël Tronc. «L'audiovisuel sur mobile est un secteur émergent dont le genre est le court métrage.» L'opérateur se voit déjà comme «le quatrième écran, après la salle de cinéma, la télévision et le Net». Sans doute l'usager prend-il plaisir à consulter la météo, un flash ou un clip, il est plus douteux qu'il passe des heures à regarder (et à payer) un sablier d'attente ou des messages d'erreur.
Flou pas artistique. Non seulement un film sur deux est coupé à la lecture, mais la qualité de l'image rappelle




