Toutes les semaines, le listing des reprises estivales à l'attention du cinéphile de fond, en manque de révision du patrimoine.
Quatorze Ozu. C'est, évidemment, l'événement de la semaine. Et rien que des classiques, puisque l'inédit du maître japonais est sorti en salles il y a trois semaines : Il était un père. S'il fallait en privilégier un, ce serait Bonjour, un film tardif (1959) mais qui retient cependant dans ses mailles quelque chose du style faussement naïf des opus les plus primitifs du cinéaste nippon. Qui fut, gloire à l'inspiration la plus rigoureuse née des vapeurs alcoolisées, le plus porté des artistes qui soit sur la bouteille.
Winchester 73 d'Anthony Mann (1950), commence à Dodge City, en 1873, où, à l'occasion des fêtes du centenaire de l'Indépendance. Lin (James Stewart) gagne le premier prix au concours de tir : une Winchester 73, «l'arme qui a conquis l'Ouest». Dépossédé de son gain par un rival malheureux, Dutch, en fait son frère, parricide et maladivement jaloux, l'arme alors passe de main en main, comme si elle brûlait ses possédants, jusqu'au retour au propriétaire initial. Mais à travers ce jeu de mistigri, Mann campe une galerie de portraits pas piqués des hannetons, dans un climat sombre, avec quelques accès de lumière. C'est le premier de la série célèbre des cinq westerns d'Anthony Mann avec James Stewart ; celui où la gravité s'invite de plain-pied dans le genre classique par excellence.
Cendrillon, sorti des studios d'un Walt Disney alors encore




