Les acteurs indiens ont deux mois avant de devoir écraser leur clope. Déterminé à chasser la cigarette des écrans de cinéma au motif que cela donne un «mauvais exemple» à la jeunesse, le ministère indien de la Santé a en effet été contraint d'accepter de reporter la mise en place de l'interdiction jusqu'au 1er janvier prochain. Motif : le ministère de l'Information et de la Radiodiffusion, plutôt sceptique sur cette nouvelle censure, demande plus de temps. Il avait déjà réussi à faire repousser l'échéance initiale du 15 août au 2 octobre, et nourrit secrètement l'espoir de voir le ministre de la Santé, Anbumani Ramadoss, abandonner sa croisade antitabac. Tout comme le petit monde de Bollywood (le cinéma grand public indien), il décrie l'initiative comme une entrave à la liberté cinématographique et à la créativité. Le réalisateur Mahesh Bhatt, une célébrité en Inde, est carrément allé en justice dans l'espoir de démontrer que la directive était anticonstitutionnelle. «Peut-il y avoir un film sur Winston Churchill sans son éternel cigare ?», interrogeaient ainsi les juges, narquois, la semaine dernière. Ramadoss a fini par accepter quelques entorses à la règle : les films historiques et les remakes ne seront pas concernés, et les vieux films n'auront pas à être retouchés, à condition de projeter avant et après des messages de mise en garde contre l'effet du tabac. «Le reste de l'interdiction demeure, et nous veillerons à ce qu'elle soit sérieusement mise en place», a-t-il ave
Bollywood fumasse
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Publié le 02/11/2005 à 4h22
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