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Animés pour l'hiver

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Dans la foulée de Pixar et Dreamworks, Disney passe pour la premièrefois avec «Chicken Little» au dessin animé en 3D, entièrement réalisé par ordinateur. Une technique que maîtrisent aussi les studios indépendants... Résultat, bousculade au portillon.

Publié le 07/12/2005 à 4h51

Washington

de notre correspondant

Selon la critique quasi unanime, Chicken Little, le nouveau dessin animé de Walt Disney, est vraiment «little». Il «n'arrive pas à la cheville du génie naturel de Pixar» (Boston Globe) ; «Un film affreux» (New York Times) ; «ça tourne en rond comme un poulet sans tête» (Seattle Post). Bon, effectivement, ce n'est pas le film le plus réussi du studio pionnier de l'animation US, mais il est parvenu à remplir les salles américaines. Le petit poulet a caqueté en tête du box-office deux semaines de suite, et Disney peut respirer : son cauchemar, le flop, a été évité. L'enjeu était énorme. Car Disney est un complet novice dans le secteur de l'animation entièrement réalisée par ordinateur, secteur qu'ils avaient délaissé parce que ce n'était pas la culture maison.

Crise d'identité. Disney se contentait de faire des films à l'ancienne, «en 2D», dessinés image par image. Pour le «3D», il se reposait sur son partenaire Pixar, société créée par Steve Jobs, le fondateur d'Apple. Pixar accumulait des mégasuccès (Toy Story, le Monde de Nemo) pendant que Disney empochait 60 % des bénéfices. Pendant ce temps, ses propres studios 2D collectionnaient les naufrages monstres, comme la Planète au trésor (100 millions de dollars de pertes).

Victime d'une véritable crise d'identité, incapable de répéter l'énorme carton du Roi Lion de 1994, le groupe a décidé de fermer définitivement ses studios d'animation traditionnelle, considérant, à tort ou à raison, la 2D comme u

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