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Interview

«Certains nous en veulent d'être passés à l'ordinateur»

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Publié le 07/12/2005 à 4h51

Washington de notre correspondant

David Stainton, 43 ans, travaille chez Disney depuis 1989. Après avoir dirigé le département dessins animés pour la télévision, il a été nommé en janvier 2003 à la tête de Walt Disney Feature Animation, avec, pour mission, d'adapter le studio à l'animation par ordinateur et de renouer avec les succès d'antan.

L'enjeu de Chicken Little était-il réellement gigantesque ?

Oui et non. C'est la perception qu'on en a eue à l'extérieur, mais moins dans le studio. Etant donné ce que Disney a vécu ces dernières années, avec des films qui n'ont pas très bien marché, c'était l'occasion pour nous de montrer ce que nous pouvions faire, utiliser ces nouveaux outils informatiques pour lancer un message, montrer où nous en sommes aux plans technologique et créatif. L'enjeu était plus positif que négatif : c'était l'occasion pour nous de faire un grand «splash».

Est-ce vraiment un grand «splash» ? Les critiques sont très réservées...

Le film marche très bien aux Etats-Unis. Les critiques ont été atroces. Toutefois, je pense que ces articles visaient plus Disney que le film. Certains nous en veulent d'être passé de la 2D à l'animation par ordinateur, d'autres regrettent la façon dont on a géré notre relation avec Pixar...

On reproche à Chicken Little d'être un film très peu disneyien, essayant d'être «branché» à la manière de Shrek, multipliant des références à la pop culture, etc.

Pas d'accord. Les personnages sont très Disney : c'est le petit gars qui affronte le g

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