Le Secret de Brokeback Mountain truste déjà les récompenses à domicile : golden globes du meilleur film et du meilleur metteur en scène. Ce qui, de fait, place le film en pole position dans la course aux prochains oscars, qui se dérouleront le 5 mars et dont le cru 2006 s'annonce étonnamment politique.
Syriana vient de valoir un golden globe du meilleur second rôle au nouveau gauchiste de Hollywood, George Clooney, qui joue un agent de la CIA renégat dans ce film qui dénonce les tractations autour du pétrole pour justifier une guerre dans un pays pas très imaginaire du Moyen-Orient... «Ce n'est pas une attaque contre l'administration Bush, a déclaré Clooney, mais une critique de soixante ans d'erreurs politiques au Proche-Orient.» Egalement en piste pour les prix, l'autre Clooney, Good Night and Good Luck, d'ailleurs tourné en noir et blanc. L'acteur devenu réalisateur y évoque la résistance des journalistes à la censure à l'époque du maccarthysme, piqûre de rappel en direction des médias américains anesthésiés depuis le 11 septembre. Politico-moraux, le dernier Spielberg, Munich, qui s'interroge sur l'éthique de la vengeance après l'attentat contre les athlètes israéliens aux jeux olympiques de Munich en 1972, et de l'autre côté, Paradise Now, sur les attentats-suicides palestiniens (golden globe du meilleur film étranger). Très politiquement incorrect, Collision (Crash), réalisé par Paul Haggis, qui fait exploser les clichés sur les bons et les méchants, les Noirs et les Bl




