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La bobine germaine

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Festival de Berlin. La 56e édition de la Berlinale fait la part belle au cinéma allemand en plein renouveau. Grincements de dents, côté français.

ParOdile BENYAHIA-KOUIDER
Berlin de notre correspondante
Publié le 10/02/2006 à 20h18, mis à jour le 10/02/2006 à 20h18

Cette année, la 56e Berlinale ne sera pas seulement politique (on attend The Road to Guantanamo du Britannique Michael Winterbottom) et foot (Coupe du monde en Allemagne oblige). Le Festival international du film de Berlin, qui s'est ouvert hier soir et dure jusqu'au 19 février, sera aussi très people. Débarquent, entre autres, George Clooney (Syriana, de Stephen Gaghan), Sigourney Weaver (le film d'ouverture Snow Cake, de Marc Evans), Meryl Streep (A Prairie Home Companion, de Robert Altman) et Nathalie Portman (V for Vendetta, de James McTeigue), ainsi que des stars européennes avec l'actrice Charlotte Rampling, présidente du jury (1).

Mais avant tout, cette Berlinale sonnera l'heure du cinéma allemand. Sur les 396 films de 56 pays différents, pas moins de 55 films sont des productions ou des coproductions allemandes, soit plus d'un film sur sept. Mieux encore, Dieter Kosslick, qui dirige le festival depuis cinq ans et vient d'être reconduit jusqu'en 2011, a reçu une avalanche de contributions allemandes. «Il y a cinq ans, je n'aurais jamais cru cela possible, souligne-t-il. Nous avons reçu 76 films allemands et nous aurions pu en sélectionner six à huit sans problème en section officielle.»

Houellebecq revisité. Seulement voilà, la Berlinale est un festival international. Alors le comité de sélection a retenu «seulement» quatre productions nationales. Le film le plus attendu est sans conteste les Particules élémentaires, l'adaptation du roman de Houellebecq

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