Vendeur de chaussures de son état, Maurizio Antonini est le sosie parfait de Silvio Berlusconi. Quand Sua Emittenza a débarqué en février sur le tapis rouge du Festival de Berlin, toutes les télés sont tombées dans le panneau : «Vous ici ? Quel honneur!» La mine réjouie, le faux Berlusconi s'est avéré être un teasing parfait pour la campagne de lancement de Bye Bye Berlusconi, critique au vitriol de la terreur que le ministre-président italien fait peser sur les milieux culturels et télévisuels transalpins. Ni véritable fiction, ni véritable documentaire, le second film du réalisateur allemand Jan Henrik Stahlberg et de sa compagne italienne Lucia Chiarla est construit comme une pièce de théâtre de Pirandello. C'est l'histoire d'une équipe de cinéma qui projette de tourner un film politique tout ce qu'il y a de plus sérieux sur l'enlèvement de Berlusconi. Les ravisseurs veulent déférer le président du Conseil italien devant une cour indépendante pour examiner tous ses crimes non jugés depuis des années. Mais dès le premier jour de tournage, les avocats de Berlusconi menacent le film d'interdiction, obligeant l'équipe à transformer leur fiction en satire. Berlusconi devient alors Micky Laus, maire maffieux et président de Forza Topolino. Malgré ces chicanes, les kidnappeurs parviennent à leurs fins et sauvent ainsi l'honneur perdu des Italiens. Car le film étrille aussi la couardise de ceux qui ont élu Berlusconi. Après maintes difficultés, Bye Bye Berlusconi !, présenté dans
Berlusconi, achtung !
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Publié le 05/04/2006 à 20h50, mis à jour le 05/04/2006 à 20h50
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