Fouinant du côté du cinéma expérimental, des images en 3D, du clip et du multimédia, le festival Némo, qui s'est ouvert vendredi, propose de parcourir le champ des «nouvelles images expérimentales». Depuis l'an dernier, la ligne artistique s'est resserrée. Némo programme un nombre plus limité de films (pas loin de cinq cents néanmoins) et met en lumière des sociétés de production, festivals, artistes et écoles (la surprenante Istanbul Bilgi University) dont les travaux s'avèrent essentiels, aux confins du cinéma et de la vidéo d'art, du motion graphics, du Net-art et de l'installation. Pour cette édition, la manifestation se délocalise le Forum des images parisien, que le festival occupait les années précédentes, est fermé pour travaux. Les Espaces Pierre-Cardin et Paul-Ricard ou Mains-d'oeuvres à Saint-Ouen prennent le relais et diffusent le traditionnel Panorama (sélection fouillis et fouillée de films récents) et une série d'expos où s'esquissent les nouvelles lignes d'écriture des images hybrides.
Déshumanisation. A commencer par l'installation EEE 08 présentée à l'Espace Pierre-Cardin. Le dispositif conçu par le collectif d'artistes établi à Paris RyBN, composé de quatre écrans, immerge le visiteur dans un environnement visuel et multisensoriel aussi sombre qu'angoissant. Des séries de photographies numériques prises de nuit et des séquences vidéo se modulent en fonction des mouvements du spectateur. Des façades d'immeubles aux rares fenêtres éclairées troublent l'obsc




