Ce n'est d'abord pas très bon, puis cela prend un peu, à la longue (trop : 2 h 22 min). En tout, après-guerre civile et Eduardo Noriega en prime, c'est un rejeton croisé de Romanzo criminale et de Munich, double navet illégaliste parent, gênant et verbeux.
El Lobo, qui pourrait être irlandais, breton ou corse, discourt de fait pas mal, à grands claquements de portes ouvertes idéologiques. L'irréalisme de cette reconstitution d'une cavale d'infiltré (ou traître, selon le côté de la veste en mouton retourné) est sa qualité paradoxale.
Entre communautarisme et idéalisme sentencieux, l'irresponsabilité effarante du nationalisme militaire présenté est en effet aussi proche que possible, à coup sûr, de la pauvre réalité historique prétexte.
L'atout du film, loin de sa thématique glissante, encore engluée de dilemme cornélien vaseux (le Choix de Sophie du Loup), est le séduisant Eduardo Noriega.
Après une décennie de décollage pistée par nous du confidentiellement prometteur Historias del Kronen 1995 aux chichis nus de Novo 02, en passant par les marquants Visionarios ou l'Echine du diable , la carrière du challenger de Banderas semble marquer le pas. La preuve : ce Lobo bof-bof. Noriega y fait encore de l'effet (détalant dans la nuit du prégénérique) et un peu peine en blonde hippie hagarde notamment, oxygénée sous prétexte de clandestinité.
Les comparses ne crèvent pas l'écran. La pasionaria basquaise, folkloriste des Pyrénées à casquette puis égérie raciste calibrée et amante à




