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Interview

«Une alternative, une contre-programmation»

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Publié le 17/05/2006 à 21h15

A 35 ans, Olivier Père dirige sa troisième Quinzaine des réalisateurs. La sélection parallèle cannoise semble avoir retrouvé un certain lustre, attirant cette année plusieurs films attendus. Le délégué général s'explique sur cette renaissance et sa philosophie très «cinéphile».

Comment êtes-vous arrivé à la tête de la Quinzaine ?

Cela s'est fait par surprise. En 2003, j'ai été contacté par Pascal Thomas, qui dirigeait la SRF, la société de réalisateurs qui gère la Quinzaine. Je n'étais pas au courant de grand-chose, je ne connaissais pas les gens. Mais la SRF désirait changer le délégué général : j'ai été auditionné et pris dans la foulée.

Vous connaissiez le travail d'un programmateur ?

C'est mon métier à la Cinémathèque française, où je travaille avec Jean-François Rauger depuis dix ans. J'ai aussi été assistant de Janine Bazin puis de Bernard Bénoliel au festival de Belfort. La Quinzaine s'est présentée au bon moment : j'avais le désir, un peu flou, de diriger un festival, d'y montrer une sélection idéale, les films que j'aurais aimé voir.

Vous étiez surtout connu comme critique, aux Inrockuptibles notamment...

L'écriture est le prolongement de la cinéphilie. Montrer des films, les présenter au public, et écrire pour les défendre, les protéger. C'est mon idée du cinéma. C'est aussi ce que recherchait la Quinzaine : un candidat issu de la cinéphilie et de la critique. C'était une sorte de retour aux sources pour une sélection, née après 1968, dirigée pendant trente ans par Pierr

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