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Portrait

Frédérique Bel, outre-blonde

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Drôles d'oiseaux 5/6 Plaisir de la semaine: le rire

Publié le 11/08/2006 à 22h55, mis à jour le 11/08/2006 à 22h55

Elle naît blonde (cendrée). Elle devient une blonde (il y a blonde et blonde. Faut bien bouffer). Puis, une Minute blonde sur Canal + à 20 h 45. Les Chiennes de garde grognent, Play-Boy salive. Ces deux vieux gendarmes de la féminité n'ont rien compris : elle est en train de zigouiller l'inusable blonde. D'ailleurs c'est fini, elle a disparu de l'écran juste avant l'été. Frédérique Bel, alias Dorothy Doll, s'est envolée à l'heure convenue par elle seule et ses comparses d'écriture. Elle laisse entre les murs de la chaîne le souvenir d'une ingérable ; sinon, aucun produit dérivé façon télé, juste le DVD d'une simili-cruche cheveux platine et porte-jarretelles en option, une poupée qui parle à de prestigieux invités mutiques et en carton. «J'avais pompé le concept à Scorsese. Dans King of Comedy, De Niro parle à des personnages en carton.» Elle a remballé le décor tremplin, lâche «mais sans aigreur» : «J'ai eu une paye de blonde.» Elle ne dira pas combien.

Elle est de toute façon partie pour un cinéma qui ne garantit pas le cachet, un film «d'auteur» : Changement d'adresse, d'Emmanuel Mouret. Du coup, les Cahiers du cinéma ont trouvé, parmi leurs cases, un endroit où la mettre. La voici sacrée «actrice rohmérienne».«Il y a deux semaines, j'étais une pouffe de la télé !» Elle croisait et décroisait les jambes en se demandant quelle mélasse molle et verdâtre la télévision touille dans nos tê

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