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La faune cinéphile, fan du Vitaphone.

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A L.A., des passionnés font revivre des raretés du cinéma utilisant ce procédé de synchronisation sonore par disque.

Publié le 16/08/2006 à 22h57

Los Angeles correspondance

Par ce jeudi soir caniculaire, qui irait s'imaginer qu'un programme de vieux numéros de variété Vitaphone des années 20 ferait salle comble à l'auditorium James Bridges de l'UCLA (University of California, Los Angeles), et qu'on entendrait des discours si passionnés ? Le public n'était pas celui des habitués du lieu, ni de la Silent Society, dont les membres fréquentent toute projection de films muets. Ces gens, dont la plupart font partie d'une chose appelée le Vitaphone Project (1), semblaient plus enjoués, plus maniaques encore, et, disons-le, plus fêlés.

Vitaphone est la compagnie créée avec Bell Telephone par Warner Bros en 1926 pour développer un procédé de cinéma sonore. Jusqu'à ce que le son optique devienne la norme, Vitaphone et d'autres studios ont continué à produire près de 2 000 films avec le son enregistré et joué sur disques.

Plus maniaques encore que les toqués du blues

La pellicule (nitrate) était livrée avec une large galette en «shellac», le même matériau cassable utilisé pour les 78 tours musicaux. Mais le disque faisait près du double de surface, et tournait à 33 tours et un tiers, pour pouvoir jouer onze minutes sans interruption ­ le même temps qu'une bobine de film. Le projecteur était le même que pour les films muets, mais était relié au bras de la platine, lequel se déplaçait du centre vers la circonférence, à l'envers d'un microsillon normal. Le son était censé être synchro, et pouvait l'être si le projectionniste n'oubliait

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