«Ce n'est ni une fiction, ni un documentaire, insiste-t-elle, mais plutôt un entre-deux. Un premier film sous forme d'une approche expérimentale personnelle appliquée à un mythe très populaire.» Avec ce premier long métrage assurément insolite, Anne Feinsilber, productrice exécutive de la Traversée (Sébastien Lifshitz) et de I Am Josh Polonski's Brother (Raphaël Nadjari), s'est penchée sur le dossier Billy the Kid, alias William Harrison Bonney, Henry Antrim, Kid Antrim, William Antrim ou encore Henry McCarty (son véritable patronyme), dont l'existence agitée mais météorique (il a été abattu à l'âge de 21 ans) a fasciné quantité de «westerniens» depuis un siècle et demi. Immortalisé par Larry McMurtry (Pour Billy, éditions First), orchestré par Aaron Copland, chanté par Long Chris (le parolier simplet de Johnny Hallyday) et Kat Onoma, infantilisé par Morris et Goscinny, adapté à l'écran par King Vidor, Howard Hugues, Arthur Penn, Sam Peckinpah, Christopher Cain et Luc Moullet (entre autres), opposé même à Dracula (John Carradine) dans un nanar hallucinant de William Beaudine, Billy the Kid n'en finit pas d'entretenir l'imagination des nostalgiques de l'Ouest «sans foi ni loi» ; d'autant que, pour reprendre la conclusion de l'Homme qui tua Liberty Valance (John Ford), sa «légende» l'emporte globalement sur sa «réalité».
Ainsi son «palmarès» (21 victimes) prête-t-il à contestation puisque, selon les historiens, il aurait descendu tout a




