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Critique

Robert Siodmak, tout bonus

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Pour son coffret consacré au réalisateur, Carlotta a soigné ses suppléments. Décryptage d'une tendance au foisonnement qui, souvent, frise le trop-plein.

Publié le 18/04/2007 à 7h16

(à Los Angeles)

Carlotta fête son 100e DVD édité avec un coffret Robert Siodmak réunissant les Tueurs, Phantom Lady et Cobra Woman, coffret avec le genre d'habillage chiadé pour lequel est connue la maison ­ pas moins de 3 h 30 de bonus. Ils vont nécessairement de l'excellent au moins bien, mais ça permet de faire le point sur ces mises en pages et en abyme que sont vite devenus les fameux suppléments sur les DVD. On trouve en France chez beaucoup de distributeurs une passion et une volonté de bien faire pratiquement inexistante chez les nantis Américains (exception faite d'Anchor Bay et de la référence en acier chromé, Criterion). Chez Criterion comme dans certaines maisons françaises, les «réalisateurs de bonus» sont parfois crédités, mais on se demande si ce qui fait le plus défaut à cette production-niche ne serait pas la fonction de «bonus editor». Même les coffrets les plus fastueux, les éditions les plus folles, souffrent toujours d'un trop-plein de richesses. Et se conjuguent souvent sur le mode de la redondance. Aussi irréprochables que soient, par exemple, les coffrets Powell-Pressburger récemment sortis par l'Institut Lumière, il y a souvent un recours aux extraits­illustrations tous azimuts qui, au lieu de nous combler, nous font penser qu'on tire un peu sur la corde. C'est un reproche qu'on pourrait faire à presque toutes les compagnies.

Autorité suprême. Il est bien malvenu de prendre le coffret Siodmak pour de la vivisection, tant sa

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