(à Los Angeles)
Paramount a toujours été une sorte de pigeonnier pour faucons, studio de prédilection pour des producteurs (comme Jerry Bruckheimer) fameux pour leurs relations avec les diverses forces armées américaines et autres agences de renseignements, qui fournissaient le matos. Avec des films toxiques (ou plutôt intox) comme Top Gun,Crimson Tide ou l'affreuse série basée sur le héros père tranquille de Tom Clancy joué par Harrison Ford (Patriot Game).
Dans ces films, l'intrigue importe peu, le but de la manoeuvre est de gagner sur écran les guerres que les Etats-Unis ne sont plus capables de gagner sur le terrain. Il y a eu brièvement fusion avec la fameuse guerre du Golfe qui a ou n'a pas eu lieu, pour reprendre feu Baudrillard. Mais, dans ces films plus nocifs qu'il n'y paraît sous le pop-corn, la CIA est capable de lire entre les nichons d'une militante de faction dissidente de l'IRA ; capable de faire exploser telle ou telle voiture en marche au milieu du désert (on sait comment ça marche réellement sur la frontière afghano-pakistanaise). Dans ces films, même si les responsables ou politiciens se révèlent véreux, la technologie n'est jamais mise en cause.
Ces purs produits hollywoodiens sont généralement expédiés du bout des lèvres par les critiques, qui ne savent quoi en faire. Or, ils sont importants non seulement par leur succès (difficile à ignorer), mais surtout par leur nécessité. C'est toujours bon de voir comment les Américains préfèrent




