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Libération
Critique

«The War», le point de vue des vétérans

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Publié le 17/05/2007 à 7h48

Ce n'est pas la première fois que le Festival de Cannes sélectionne (cette fois-ci hors compétition) un documentaire mais jamais il n'en avait choisi un qui dure quatorze heures ! En fait, The War n'est pas un film mais sept épisodes d'un feuilleton sur la Seconde Guerre mondiale, produits par PBS (Public Broadcasting System), le réseau des télévisions publiques américaines. Addition intelligente d'interviews, de photos, d'extraits d'actualités, de reportages, The War est signé par le spécialiste du genre, Ken Burns (avec Lynn Novick). De ce réalisateur peu connu chez nous et star dans son secteur aux Etats-Unis, Stephen Ambrose, le biographe d'Eisenhower et de Nixon, disait : «Les Américains connaissent plus leur histoire grâce aux films de Ken Burns que par une quelconque autre source.»

Travail de titan. C'est en découvrant un sondage, qui révélait que 40 % des concitoyens d'Eisenhower et Patton croyaient que la Seconde Guerre mondiale les avait opposés aux Russes, que Burns a eu l'idée de faire ce film. Juste après avoir gagné ses galons avec son opus sur la guerre de Sécession (The Civil War, 1990). Il attendit encore dix ans. Entre-temps, il captiva le public cultivé de PBS avec des sagas comme The Rise and Fall of Jack Johnson sur la vie du premier champion noir-américain des poids lourds, une histoire du jazz, une autre du base-ball... Puis il se lança dans ce travail de titan.

Burns a choisi quatre villes emblématiques de l'Amérique

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