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Libération

A Haïfa, les failles de Gitaï

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Le nouveau film du cinéaste, sur le retrait de Gaza, n'a pas convaincu en Israël.

Publié le 03/10/2007 à 0h28

Haïfa envoyée spéciale

«Les sociétés fortes peuvent faire face aux critiques.» Le cinéaste israélien Amos Gitaï a ainsi présenté, le 20 septembre, son nouveau film, Désengagement, en ouverture du 23e festival international du film de Haïfa. C'est la première fois qu'un film israélien ouvrait la manifestation, où ont été présentés cette année 170 films originaires de plus de 40 pays. «Les organisateurs voulaient rendre hommage à un cinéaste israélien très important, qui plus est originaire de Haïfa», explique Pnina Blayer, la directrice artistique du festival. Un soutien à souligner, tant Amos Gitaï, souvent considéré à l'étranger comme le porte-parole du cinéma israélien, est controversé dans son pays natal en raison des critiques de la société israélienne omniprésentes dans ses films.

Polémique. La télévision publique a ainsi, il y a quelques semaines, retiré son soutien financier à Désengagement, la vice-présidente de la chaîne, Dorit Inbar déclarant : «Amos Gitaï n'est pas un artiste israélien, il ne vit pas ici.» Le cinéaste, qui vit entre Paris, Haïfa et Tel-Aviv, avait alors dénoncé un «acte de maccarthysme». Dans une interview à l'édition en ligne du journal Yédioth Aharonot (l'un des plus importants quotidiens israéliens),il s'était insurgé : «Je vis en Israël, j'ai servi dans l'armée, mes enfants aussi, et il faudraitqu'ils me délivrent un certificat ? Je me retrouve sur le même ban qu'Eyal Sivan [réalisa

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