Un plaisir attend le spectateur d’ Invasion sous la forme de Daniel Craig, irradiant le charme viril, en retombée minet de 007, mèches blondes au vent, accouplé à la tortillée laiteuse Kidman. C’est le couple du siècle, à peine nazi, le temps d’une mise en train en voiture éblouie. Avant dérapage au navet infecté. Le prétexte est un virus à taux de pénétration exponentiel. Eternel retour de «l’ennemi intérieur» au coeur de l’inconscient collectif américain, cette divagation scientiste sur une contamination panique (Alerte, Couvre-feu, anthrax), égale bientôt en insanité hypocondriaque le récent 28 Semaines plus tard. La singularité de l’ET corrosif du jour est qu’il perce les résistances à la faveur du sommeil. Le ressort dramatique de la séance sera donc la lutte pour la veille. A cet égard, un shoot de speed dans le coeur est proposé en promo flashante. Pour la bonne bouche, Kidman se fait vomir en pleine gueule, littéralement et elle avale. Bilan : insauvable, même pour Craig, smart à renvoyer de Fursac aux patates, cochant là son deuxième impair après le honteux Munich. Vous avez aimé Rush Hour 1 et 2, vous n’adorerez pas Rush Hour 3. Tout foire d’entrée, avec une gugusserie d’hystéro-flic poussive et bouffie tel Chris Tucker. Le sketch donne le ton. On en est vite, crispés d’ennui devant tant de crétinerie (dont on était preneur jusque-là), à se raccrocher aux lots de consolation. Soit une panouille, en félon de chancellerie, de Max Von Sydow, 100 ans bientôt et toujou
«Invasion», «Rush Hour 3», «Halloween»
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Par BAYON
Publié le 17/10/2007 à 0h41
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