«Délicatesse j’ai perdu ma vie», lit-on sur un miroir à la Seven provincial ,vers la fin de la Chambre des morts. L’insert rimbaldien douteux est un bon point de ce thriller d’ici, qu’on pourrait classer «psycho-grand-guignol». C’est-à-dire que la mise en place va bien . Comme la vedette «profileuse» (barbarisme import), où l’on retrouve la sœur deJe vais bien, ne t’en fais pas. Puis, le film taxidermise à tout va : gouines psychotiques, branlage de douche, femme battue et fille-mère de jumelles, meurtriers chômeurs, millions tombés du ciel, loups plastinés, macaques énucléés… Mais tout confondu, pas si désagréable. L’Amérique de la vieille farce du «nouveau monde» a tant de mal à se voir telle qu’elle est – bas-empire voyou à la dévotion de Bush Jr, affidé soulard terroriste du menteur fanatique Blair –, qu’elle se retrouve avec ça, un Lions et agneaux . Avouant à force le crime d’état irakien, mais dans un tel fatras d’hypocrisies grandiloquentes que la contrition se perd en route. Lions et agneaux, superproduction naine, rabougrie de honte inconnue, pinaille la barbarie US en trois pensums parallèles. Soit un tête à tête entre un élève et son maître (Socrate yankee pagnolisé par Redford rougeaud sur l’air de «l’homme qui grognait à l’oreille des agneaux») ; une «chute du faucon blanc»afghan (tête à tête neigeux de deux engagés, noir et chicano, servant d’appâts à canon) ; une entrevue entre un Sarkozy local (son pote scientologue bouboule au sourire en gelée Tom Cruise) e
«Frozen Days», «Lions et agneaux», «la Chambre des morts»
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Par BAYON
Publié le 28/11/2007 à 1h42, mis à jour le 28/11/2007 à 1h42
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