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Libération
Critique

«Lola» : Le Caire à bras le corps

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Publié le 16/04/2008 à 3h07

On pourrait s'y tromper. En commençant par raconter les déboires d'une danseuse new-yorkaise à qui «on écrira», mais qui, bien qu'elle soit postière à mi-temps pour boucler ses fins de mois, ne reçoit jamais de réponse, Nabil Ayouch semble s'éloigner géographiquement et stylistiquement de l'Orient, en particulier du Maroc, dont il est l'un des meilleurs représentants. Son film ne se situe pas uniquement à New York, il s'amuse aussi à en prendre les atours : comédie urbaine, menée par un petit brin de fille, une Bridget Jones qui voudrait danser (en plus d'être aimée) et qui n'a d'autre épaule sur laquelle s'épancher que celle d'un jeune Cairote réfugié aux Etats-Unis faute de pouvoir vivre son homosexualité en Egypte. Yussef lui parle d'Ismahan, qui fut la grande prêtresse de la danse orientale, son idole à lui, et sûrement demain son idole à elle si elle voulait bien oublier cinq minutes Liza Minelli et les standards de Sarah Vaughan.

Nuits de miracles. Il faudra un électrochoc de plus pour que Lola bouge, ailleurs et différemment. Un autre Egyptien, séducteur, rencontré plusieurs fois par hasard dans New York, hasards qui n'existent que dans les fictions les plus classiques, celles-là même qu'adorait le cinéma hollywoodien des années 50, dont la grande forme dessine l'horizon nostalgique de cette première demi-heure très Green Card. Sauf que. Amourachée, Lola fonce au Caire, sans prévenir. La désillusion sentimentale cédera le pas à la découverte d'une autre v

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