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Libération
Interview

«Je suis pour le boycott des cérémonies des JO de Pékin»

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Publié le 23/04/2008 à 3h12

Blouson de cuir, casquette en tweed et pétrolette vintage à souhait. A l'évidence, George Clooney s'est fait plaisir dans Jeux de dupes (Leatherheads). Clooney le réalisateur s'est offert une comédie gentillette, dans laquelle il s'amuse comme un petit fou en joueur de football américain des années 20, pilier de bar et forte tête au coeur tendre. Le film n'est certainement pas destiné à faire exploser le box-office (sa sortie américaine a d'ailleurs été plutôt décevante), mais il narre une histoire inédite, celle de l'émergence du football pro outre-Atlantique, sur le ton burlesque des fables à la Howard Hawks. Ajoutez au cocktail une journaliste un peu énervante mais sexy (Renée Zellweger), un autre joueur plus jeune en guise de concurrent direct pour le beau George et l'ensemble se laisse agréablement regarder. Un divertissement qui tranche avec le sérieux de l'engagement politique de Clooney. Il évoque ici les paradoxes d'une posture écartelée entre entertainment et militantisme.

Vous êtes impliqué dans le dossier du Darfour depuis 2006. Mais l'année dernière, en recevant un prix à l'ONU, vous avez parlé de votre «échec».

J'ai dit cela parce que les choses n'ont pas changé. C'est très frustrant. Quand vous êtes une célébrité, vous pouvez attirer l'attention sur tel ou tel sujet, mais les gens ne vous prennent pas forcément au sérieux. Ils vous tapent sur l'épaule et vous félicitent. Je préférerais qu'on me tape sur l'épaule si je parviens à des résultats. C'é

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