Menu
Libération
Critique

«Iron Man», la forge tranquille

Réservé aux abonnés

Mâle masqué. Nouvelle adaptation d'un comics qui remplit le contrat, sans plus.

Publié le 30/04/2008 à 3h16

Iron Man de Jon Favreau avec Robert Downey Jr., Jeff Bridges, Gwyneth Paltrow. 2 h 05.

Incroyable : il y a des superhéros qui n'ont pas encore eu droit à leur film. Après Batman, Spider-Man, Superman, les X-Men, Ghost Rider, le Punisher (et on en oublie) et en attendant Hulk, les Watchmen. c'est au tour d'Iron Man. Lequel, dans la cosmologie Marvel (éditeur des comics et producteur du film), est à part : sans superpouvoirs, il ne doit sa qualité de héros qu'à l'armure qu'il s'est fabriquée. Un être humain, qui pourrait ressembler à Batman (dans l'univers DC Comics, le concurrent de Marvel).

Axe du mal. Iron Man, c'est Tony Stark. Milliardaire, inventeur de génie, séducteur professionnel, cynique marchand d'armes. A l'écran, Robert Downey Jr., qu'on a connu moins réservé. Dans les comics, il est aussi alcoolique et dépressif. Un rôle fait pour Downey Jr., donc. Mais ici, point de délire éthylique, à peine le verra-t-on s'avaler un ou deux verres. Comme tous les films récents de superhéros (et la série Heroes, autant dire qu'on en a soupé), Iron Man parle des débuts du héros, avant ses soucis avec la boisson. C'est du coup la période la moins intéressante. Ici, Iron Man préfère la caféine. Pour s'occuper, Bob Jr. passe la moitié du film en marcel pour arborer ses tout nouveaux muscles.

Iron Man, honnête divertissement, manque parfois de saveur tant il ressemble à Batman Begins : le milliardaire qui tourne justicier, l'ancien mentor qui devient sa Némés

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique