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Cinéma

«Back Soon», l'oie de l'attraction

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«Back Soon»
Publié le 20/08/2008 à 4h40

Le film s'ouvre par un vol plané dans un paysage chaotique que l'on pourrait qualifier de lunaire. Or, ce n'est pas la lune mais, vu du ciel, un morceau d'Islande. Cette image inaugurale a cependant valeur d'un plongeon dans l'inconnu, voir le vide, façon saut à l'élastique, sans qu'on sache jamais si la ficelle sera trop courte (avec les effets «yo-yo de la mort» afférents), ou trop longue, et c'est le fracas assuré. Scénario, acteurs, cadrages, Back Soon est un film archi-foutraque mais ce foutoir vaut mieux que bon nombre de films à prétention comique, mais tellement ficelés qu'ils sont comme rôtis d'avance.

Back Soon, autrement dit «je reviens de suite», suggère dès son titre qu'il va être question d'absence, d'attentes et de va-et-vient multiples. Une aventure effectivement frénétique et loufoque. Qui peut laisser comme une poule devant un couteau. Ou plus exactement comme une oie devant un téléphone portable. Anna (la sensass Didda Jónsdóttir, actrice de fort tempérament, chanteuse, féministe et présentement éboueuse) tient à son portable plus que de raison. On la comprend. Elle y a stocké les numéros de téléphone indispensables à la prospérité de son petit commerce parallèle. Anna, la quarantaine avancée, est poétesse mais aussi, pour faire l'appoint, détaillante en marijuana. Une dealeuse conviviale qui a plein de chouettes amis (dont une redoutable boxeuse poids lourd) qui s'entassent dans sa cuisine en attendant les livraisons. Quelques joints plus

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