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Libération

«Max Payne», «Mon Espion…», «la Très Très Grande Entreprise»

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Publié le 12/11/2008 à 6h51, mis à jour le 12/11/2008 à 6h51

S'il faut sauver quelque chose du thriller gothico comix vidéo US Max Payne, ce pourrait être son décor, cyber-onirique. Il neige, sur des entrepôts déserts de mégalopoles-fantômes - recasables dans toutes sortes d'autres «nanars» millénaro-new age-BD hardcore, avec Vin Diesel, Matt Damon, Jet Li ou Jean-Claude Van Damme.

A qui Mark Wahlberg, mannequin pour slips de formation (CK), ressemble par instants, de vide, sur des derniers étages d'immeubles kafkaïens filmés néo-Murnau solarisé, comme Sin/Dark City.

Le reste du cas, très abstrus dans son développement scénaristique, est du Hongkong scolaire (école de…), sans queue ni tête ni rien. Qu'une obsession puérile pour certaine drogue mortelle (en doses bleues) et un goût marqué pour les claquements de culasse amplifiés ou les déflagrations de fusil à pompe - ralentis en option. Des goules se manifestent, qui n'ont pas l'air vrai et dont l'apparition (peut-être hallucinogène) reste inélucidée. Comme l'essentiel de la «personnalité» du héros - dont on sait que la famille a été tuée rituellement, par une bande de maniaques camés dont le chef serait libre ; et impunis les commanditaires. Vengeance… Quelqu'un à la sortie ne manque pas de conclure d'un «Max peine…» facile mais juste. A ce stade, nulle suite ne semblerait à craindre.

Meg Ryan fait peine idem ; vraiment, elle. De face, boursouflée de piqûres de guêpes ou de saucisses à cocktail, lippo-encastrées sous ses lèvres comme dans la

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