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Nina Foch, une Américaine a péri

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Disparition. Actrice secondaire chez Kubrick et Minelli, elle s’était ensuite tournée vers l’enseignement.

Publié le 09/12/2008 à 6h51

Elle sauvait Moïse des eaux dans les Dix commandements et entretenait Gene Kelly dans Un Américain à Paris ; elle a joué Songes d'une nuit d'été et la Putain respectueuse sur Broadway ; elle est au centre d'une série B hitchcockienne de Joseph H. Lewis, My Name is Julia Ross, dans laquelle un couple tente de la trucider pendant 65 minutes. Mais à Los Angeles, elle restera surtout connue comme une formidable professeure d'art dramatique, enseignant pendant quarante ans à l'école de cinéma de l'université de Californie du sud. Nina Foch est morte vendredi à l'hôpital de l'UCLA, à 84 ans.

Dans les vapes. Quand on l'approchait pour ses souvenirs sur la Columbia, où elle a fait ses débuts, on s'exposait à des invectives. La dame a toujours affirmé (sans humour apparent) que la Fille du loup-garou, Return of the Vampire ou la Fin d'un tueur insultaient son talent comme son intelligence. Elle était pourtant assez fine et sexy, en infirmière sortant des vapes de Escape in the Fog, de Budd Boetticher ; bien en jambes dans J ohnny Allegro (l'Homme de main, dans lequel George Raft se fait chasser à l'arc et aux flèches comme dans les Chasses du conte Zaroff) et magnifique dans Undercover Man (le Maître du gang).

Avec ses airs sarcastiques et son physique européen (une sorte de Marlene anorexique), elle n'aurait jamais pu être une vedette. Mais elle a eu droit à de sacrés rôles seconda

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