Il y aurait trois questions persistantes et l'intuition qu'elles n'en sont qu'une : l'acteur, le comique, les femmes. A leur jonction se tiendrait la pléthore de comédiennes drôles qu'un phénomène sociétal majeur a fait émerger depuis vingt ans. Entre toutes, l'attention se porterait sur Marina Foïs, peut-être la plus douée, à coup sûr la plus strictement représentative dudit phénomène. Elle arriverait au café à 14 heures, souriante et coiffée d'un bonnet d'où s'échapperait une épaisse mèche blonde rangée à droite ; s'excuserait de devoir déjeuner vu que le médecin du travail l'a fait poireauter et qu'il avait même pas de ragots sur les autres acteurs ce con ; commanderait un tartare salade. On ferait jouer ensemble et séparément les trois questions persistantes qui n'en sont qu'une.
Actorat. Vilain mot mais membre constant des équations proposées par son parcours. La comédie par tous les bouts. A 16 ans, Agnès dans l'Ecole des femmes, puis départ houleux du foyer familial sis en banlieue sud (père ingénieur, mère psy) pour creuser ce sillon, bac par correspondance, Conservatoire national, répertoire classique. Et la partie la plus visible : les Robins des bois et la cascade de rôles au cinéma depuis dix ans.
Jouer, ça veut dire quoi au juste ? Les journalistes ouvrent assez rarement ce dossier avec elle, d'où sans doute sa joie très apparente, là maintenant, de se pencher dessus. Avec notamment ce conseil de Christine Carrière, qui l'a dirigée dans <




