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Robin Wright, H. Ledger & Andrew Garfield

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Publié le 18/11/2009 à 0h00

Le peintre Bonnard (ou Monet ?) le dit : «La femme commence à 40 ans», Robin Wright ex-Penn, qui le montre, serait notre tête du jour dans les Vies privées de Pippa Lee. Juste trop maigre (la ligne qui pêche), c'est une dame de cœur. Sa blondeur, ses ridules, intermittences, vies passées sur elle, sont le sujet traité, parent de celui du hideux Sideways 2 saisonnier Away We Go, road-movie pagnolé sur un «utérus rétroversé».

Ce rôle-titre de beauté en préretraite touchée par le Démon de la cinquantaine (Keanu Reeves, en contre-emploi popote pâteux) fait coûte que coûte la grâce du soap concerné. C'est-à-dire qu'il faut s'accrocher (à la Belle et au siège) pour souffrir le profil, de mère épouse hagarde hantée par une mère folle, aussi peu tenable en somnambule qu'en chaleur sur le retour. Reste la belle tête, aux froideurs d'idéalité fêlée - d'une Delphine Seyrig revue Kim Basinger. Petit rêve d'enfant courtois.

L'autre tête de séquence est une tête de mort. Celle d'Heath Ledger, semi-star australienne semi-suicidée aux hypnotiques à mi-tournage (de l'Imaginarium du Docteur Parnassus), comme Jackson. Heath Ledger n'était pas très beau, spécialement sur l'affiche du jour - et peut-être cela n'a-t-il pas été étranger au raptus létal. Mais voir le Chevalier Mangeur de péchés (ses deux titres de noblesse) revivre là est troublant, voire palpitant. Sur

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