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Critique

Le cinéma du réel reçoit un Maysles

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Festival . Rétrospective du réalisateur de «Gimme Shelter».

Publié le 17/03/2010 à 0h00

Dans l'abondante édition 2010 du Cinéma du réel, il est comme d'habitude difficile de faire des choix. C'est la loi de ce festival parisien remarquable, rempli de la cave au grenier de petites et grandes merveilles, inédites ou invisibles entre compétition internationale, section premiers films, panorama français, etc. Dans la partie «classique», on peut toutefois miser gros sur un des clous de la programmation avec la venue d'Albert Maysles, documentariste américain et pape du cinéma vérité, affichant en outre une forme impériale : 83 ans et une bonne soixantaine de films au compteur, la plupart réalisés en compagnie de son frère cadet David, mort en 1987. Celui que Godard appelait «le meilleur cameraman du monde» fera une masterclass au centre Pompidou samedi (accès libre). Une quinzaine de ses films seront aussi projetés, pour lesquels une révision générale s'impose.

Raretés. Parmi les sujets de prédilection des frères Maysles, il y a évidemment la musique et les grands de ce monde toujours filmés dans une intimité ou dans une actualité qui prennent des années plus tard, voire des décennies, une saveur unique. Ils ont ainsi tourné plusieurs films sur le travail d'emballage géant de Christo à une époque où l'artiste était au mieux considéré comme un gentil aliéné en liberté (Christo's Valley Curtain et Running Fence). Personne n'a oublié par ailleurs que les frères furent, avec Charlotte Zwerin, les opérateurs de l'ultra célèbre <

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