Roman Polanski, en résidence surveillé dans son chalet de Gsaadt (Suisse) depuis le 4 décembre dernier, vient de faire un pas supplémentaire vers un procès en bonne et due forme aux Etats-Unis. Jeudi, la cour d'appel du deuxième district de Californie a confirmé que le cinéaste franco-polonais ne serait pas jugé par contumace et devra donc être physiquement présent au procès où il fera face à l'accusation de «relations sexuelles illégales» avec une mineure, Samantha Geimer, pour des faits qui se sont déroulés en 1977.
Les magistrats de la cour d'appel, assurant vouloir «défendre l'intégrité du système judiciaire»,ont estimé que la demande de Polanski «n'était pas parvenue à démontrer» que la décision de rejet rendue en première instance par le juge Peter Espinoza n'était pas fondée.
Recours. Par la même occasion, la cour a également rejeté la demande d'abandon des poursuites présentée par la victime, Samantha Geimer. La requête de cette dernière se fondait pourtant sur des allégations de vices de procédure dans l'instruction de l'affaire, à l'époque des faits, pointant notamment le comportement du juge Laurence J. Rittenband, mort en 1993, qui avait conduit Polanski à fuir les Etats-Unis pour l'Europe. Un documentaire remarquable, Roman Polanski, Wanted and Desired, réalisé par Marina Zenovich en 2008, avait également mis en lumière l'instruction douteuse de cette affaire.
Depuis l'arrestation du cinéaste en Suisse, le 27 sep




