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Critique

«Toy Story 3» : retour au coffre

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Animation. Cet ultime volet de la trilogie de Pixar conclut en beauté et en relief les aventures d’Andy et de ses jouets.

Publié le 14/07/2010 à 0h00

Le troisième Toy Story n'est pas simplement le dernier : c'est le meilleur. Pour une raison qui ne tient pas à son exécution technique, brillantissime, ni à son humour, souvent tordant, ou à sa délicatesse poétique, jamais prise en défaut. Elle ne tient pas non plus à son relief, sobre mais performant. Si Toy Story 3 surpasse ses précédesseurs, c'est parce qu'il en revisite les plus beaux sommets, en ramasse tous les fils et en ferme la boucle. C'est donc à son statut de bouquet final, et à la qualité de l'écriture par laquelle ce bouquet vient à s'épanouir, que ce film doit sa réussite particulière.

Adieu. C'est par conséquent une réussite morale autant qu'esthétique, d'ailleurs récompensée par un nouveau succès historique pour la prestigieuse maison Pixar qui l'a produit, Toy Story 3 ayant récolté à son démarrage aux Etats-Unis les meilleurs scores d'exploitation pour un film d'animation.

Quand on voit le déclin, sinon la décrépitude, où Dreamworks a laissé choir la licence Shrek (dont le très poussif quatrième volet est toujours à l'affiche), on ne peut qu'applaudir à la décision, finalement très maternelle et protectrice, de Pixar de ne pas prendre le risque de dévaluer de la sorte la si belle licence Toy Story, mais au contraire d'en organiser la sortie en beauté.

Ce troisième volet peut ainsi se voir comme le film d’une séparation, d’un adieu. C’est du reste le prétexte de son scénario : le jeune Andy, héros de

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