Il se passe quelque chose d'assez salvateur dans la critique depuis quelques mois, c'est qu'enfin nous ne sommes pas tous d'accord sur tout. La posture molle plus que jamais ridicule a enfin tourné vinaigre et il est à nouveau d'usage d'insulter l'autre moitié de la profession (qui le méritait depuis longtemps). Chaque festival a désormais sa microbataille d'Hernani. Cannes, bonne arène à bronca, a vu les clivages gauche-droite se réinventer plus vite qu'à propos des retraites sur le corps d'Oncle Boonmee et Locarno a vu les rangs cinéphiles resserrés sur Apichatpong se fendiller aussi vite sur la question épineuse du nouveau Honoré qui sort, tout humide, ce matin : Homme au bain. A l'origine, le film devait tenir sur une demi-heure, commande d'un court métrage passée par le théâtre de Gennevilliers et son directeur, Pascal Rambert. Et que le cinéaste avait centré autour de la figure de François Sagat, acteur porno gay - héros de la série Wesh cousin, puis star des gros studios américains type Raging Stallion et Titan Media (lire le portrait dans Libération d'hier) -, mais surtout ici être humain, garçon-pute que le film refuse, à raison, de résumer pour tel, et qui montre, au fur et à mesure que le scénario lui demande de s'ouvrir, une dangereuse capacité à émouvoir. En contrepoint à ce portrait, la fugue américaine d'un jeune cinéaste, censé être le boyfriend de Sagat mais qui ne veut plus le voir et lui donne une semaine pour quitter so
Critique
Honoré et la banlieue à petites vapeurs
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Peignoir . «Homme au bain» ou un collage gay et godardien de scènes de drague à Gennevilliers, avec le «starfucker» François Sagat.
(Le Pacte)
Publié le 22/09/2010 à 0h00
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