En marge de l'actualité, nous voilà avec Robert Blake (Electra Glide in Blue) et Michael Sacks (Abattoir 5). Soit deux idiots diplômés, étoiles vitreuses de deux rééditions spécimen de la réputée «contre-culture» des années d'éclate 70, promenant leur regard candide, comme le héros voltairien du même nom ennuyeux, sur le film brownien du monde.
Le premier, plus nain «qu'Alan Bates» (dont il est dit que les partenaires tournaient enlisées dans une tranchée, à la Bresson, pour rester à sa hauteur), sosie d'un personnage un peu populaire de la TV locale, fonde le standard pédé muscu cuir à moustache en guidon de moto sur fond de série archi b.
Sans avant ni après, expérimental sans grande nécessité et underground en plein air sans grandeur insigne, Electra Glide in Blue 1973, d'après un classique de la gamme ronflante Harley-Davidson pour ceux qui aiment, a sa petite noblesse.
L'intérêt de ce road-movie mêlé de thriller comique tient notamment à son héros de passage. Qu'on dirait un peu chicano, tel un complexe de Val Kilmer et Lou Diamond Philips, un peu petits les deux, sans Bamba ni bec-de-lièvre.
Le premier rôle en creux d'Abattoir 5 (1972), idem débile léger (ce qui fatigue toujours à la longue - «OK, ça va Dustin Hoffman, Harry Langdon, Al Pacino,Forrest Gum-gump, on a vu que vous n'êtes pas si demeurés»), évoquerait plutôt un frère Carradine mêlé d'Anne




