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Audrey Fleurot, label garce

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Elle triomphe dans « Un village français » actuellement sur France 3. Dans « Engrenages » sur Canal+, elle campe une vénéneuse avocate. Si elle assume les rôles de « bitch », Audrey Fleurot joue aussi au théâtre et adore les comédies. Rencontre.

Audrey Fleurot (Benoît Peverelli pour Next)
Publié le 02/12/2010 à 16h25, mis à jour le 02/12/2010 à 17h53

Audrey Fleurot jubile de jouer les garces. « Une salope ou une putain ou mieux, une salope putain », dit-elle. à 33 ans, cette comédienne, passée par le théâtre, incarne la plus bitchy des avocates du petit écran. Joséphine Karlsson, la vénale et vénéneuse rousse d'Engrenages, la série-phare de Canal+, c'est elle. Cinq ans et trois saisons qu'elle donne corps à ce prototype d'ambition féminine dénué de tout attirail dévolu habituellement à ce sexe. Ni compassion, ni humanité chez ce petit monstre froid ultrasexy mais une absence totale de scrupules, une approche quasi polaire des relations humaines. Joséphine Karlsson aime l'argent qu'elle vole à plus truand qu'elle, couche utile sans une once de moralité ou de sentiment. Personnage psychologiquement hors norme de la fiction française, physique à l'avenant. Rousse flamboyante, chevelure relâchée à la Rita Hayworth, troublante voix grave, la noire séduction de Joséphine Karlsson chauffe à blanc plus d'un spectateur. Comme ses formes généreuses enserrées dans de sadiques tailleurs. « C'est vrai, j'ai un physique rétro, dit Audrey Fleurot, 1m73. Je suis très blanche de peau, j'ai des hanches, des seins, des fesses. Parfois, j'ai l'impression de m'être trompée d'époque. » Elle s'amuse d'être devenue, via Joséphine, un objet de fantasmes.      « J'ai l'impression qu'on parle d'une autre personne. Je reviens de tellement loin. » Gamine, elle portait de grosses

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