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Marrakech ouvre l’atlas du cinéma

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Leçon. Le dixième anniversaire du festival a été marqué par les masterclasses des frères Dardenne et de Coppola.

ParOlivier Seguret
Envoyé spécial à Marrakech
Publié le 15/12/2010 à 0h00

Dix bougies, déjà, ont été soufflées le week-end dernier à Marrakech pour le Festival international du film fondé en 2001, sur invitation du roi du Maroc, par Daniel Toscan du Plantier, et que dirige toujours son épouse Mélita. Donner à ce pays un événement cinéphile qui soit à la fois consistant et pétillant, fédérateur et relevé, avec autant de proies pour tapis rouges que d'hameçons pour la critique : telle était la mission initiale du festival, sans perdre naturellement de vue l'argument touristique supplémentaire qu'il fournit à une ville qui n'en manque pas (1). Dix ans plus tard, il s'est parfaitement installé dans le paysage et le calendrier, comme pouvait en témoigner la réunion d'une petite gentry cinéphile allant de Martin Scorsese à Agnès Varda, de Lee Chang-dong à Leos Carax, et qui donnait à la manifestation son petit chic cannois, avec cette nuance appréciable : l'élégance spontanée des habitants de la ville hôte. Car ce sont les Marocains qui témoignent le mieux de leur entichement, et surtout les jeunes, qui forment le gros d'un public toujours mieux éclairé, au fur et à mesure que grossissent aussi les rangs des cursus en cinéma qu'offrent les écoles et universités du pays. Ces jeunes cinéphiles et apprentis cinéastes ou scénaristes peuplaient notamment le Palais des congrès, à l'heure de la «masterclass».

«Utile». Pour débuter la sienne, Francis Ford Coppola a mis en garde : «Je ne sais pas comment on fait une "masterclass

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