Menu
Libération

Russell Crowe & Lionel Jospin

Réservé aux abonnés

Publié le 15/12/2010 à 0h00

L'amélioration la plus notable du remake de Pour elle, les Trois Prochains Jours, tient à Russell Crowe. Peu digne des hommages rendus là à sa «beauté» par ces dames (trois le veulent, dont l'épouse-prétexte), Russell Crowe ventru (ayant donc visiblement repris souvent des nouilles à la purée de cassoulet béchamel) a pour lui réserve dramatique (on lèche ses plaies tout seul) et voix virile.

Laquelle n’a d’égale que celle de Liam Neeson, covedette au générique, réduite pratiquement à une figuration de quelques secondes en Valjean Papillon à gapette un peu ridicule. Tel est l’effet combiné des deux atouts maîtres de Crowe, cependant qu’en deux occasions, sous l’emprise de sa voix et de son masque, on se surprendrait presque complaisant aux niaiseries popotes rocambolesques mises en scène.

Assorti d'une partenaire sans profil dans un trop long script sans vraisemblance, Russell Crowe, retardé à l'allumage comme ici dans sa carrière, lancé par l'infra-péplum Gladiator, éprouvé dans divers Master and Commander,l'Echange ou 3 h 10 pour Yuma, crédité d'un tableau de chasse sexuel coquet, est assez simplement intense ; même là en survête informe. De sorte que le thriller recuit qu'il ranime à peine s'avale sans désagrément.

Lionel Jospin n'est pas désagréable du tout en joker de re(2e) tour du Nom des gens. Le rigoriste menteur rose insupportait dans l'exercice de la va

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique