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Critique

«Pianomania», l’astre aux notes

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Steinway . Vie et travail d’un accordeur magicien sur fond de Bach.

(Jour2fête)
Publié le 05/01/2011 à 0h00

Le titre et le sous-titre qui lui est accolé - un film sur l'amour, la perfection et une note de folie… - évoquent immanquablement les années 70 de Ken Russell. Mais Pianomania, signé Robert Cibis et Lilian Franck, n'a aucun rapport avec le flamboyant et cinglé Lisztomania, qui vit Roger Daltrey, chanteur des Who, incarner Franz Liszt. Il s'agit en fait d'un documentaire pour le grand écran, sur un accordeur de piano.

«Névrosé». Récompensé aux festivals de Locarno et San Francisco, Pianomania n'est pas, disons-le d'emblée, un choc esthétique. On ne sent pas plus de volonté d'utiliser le langage du cinéma que de parti pris stylistique dans le cadre ou la photographie. Ni grand spectacle ni réalisation exceptionnelle - hormis la prise de son remarquable -, à quoi bon aller voir ce film ? En raison de son sujet et de son personnage principal : Stefan Knüpfer. Ce technicien Steinway n'est pas n'importe quel accordeur, c'est un magicien - un «névrosé», dit-il de lui-même - officiant au Konzerthaus de Vienne, où se produisent et enregistrent des pianistes majeurs qui ne jurent que par lui. Pianomania aligne ainsi quelques vedettes - la légende Alfred Brendel ou la superstar mondiale du clavier Lang Lang - pour de courtes apparitions, son intrigue principale restant l'enregistrement de l'Art de la fugue, de Bach par Pierre-Laurent Aimard.

Au début du film, le pianiste français annonce à l'accordeur son ar

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