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Plus on est de faux…

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Adaptation. L’auteur de l’épopée aurait enjolivé l’histoire.

Publié le 26/01/2011 à 0h00

«D'après une histoire vraie.» Ce «d'après», au générique des Chemins de la liberté, n'est pas superflu tant le récit qui a fasciné Peter Weir attire les controverses. En pleine guerre froide, en 1956, paraît The Long Walk (A Marche forcée), aussitôt un best-seller, vendu à 500 000 exemplaires, traduit en 30 langues et réédité quatre fois. Le livre, «récit homérique» selon les critiques, est partout présenté comme une histoire vraie. Et Slavomir Rawicz, l'auteur de ce récit «vécu», devient un héros. En 2002, Nicolas Bouvier, gourou de plusieurs générations d'aventuriers-voyageurs, encourage les éditions Phébus à le republier en français. L'épopée surhumaine des sept évadés du goulag reste un «classique absolu de l'aventure vécue», selon l'argumentaire de la Fnac, toujours en vitrine.

Yéti. Slavomir et ses compagnons auraient traversé l'Asie du nord au sud. 6 500 km à pied, du cercle polaire au sud de l'Himalaya en passant par le désert de Gobi et la Chine en guerre, franchissant des cols tibétains à 6 000 mètres d'altitude, sans eau ni feu, vêtus de leurs hardes de prisonniers… Sans croiser âme qui vive, hormis quelques nomades ou ermites moyenâgeux, et aussi, très spectaculaires, deux «abominables hommes des neiges». Dans les années 50, on croit encore au yéti, des expéditions sont lancées à sa recherche dans l'Himalaya. Le yéti est resté introuvable, comme Slavomir Rawicz, mort en 2004 d

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